Acheter une voiture en Allemagne en 2017: neuve ou d’occasion


Pour savoir si ça vaut le coup ou pas d’aller en Allemagne pour trouver sa voiture, il faut bien en mesurer les avantages et les risques. Car les pièges à éviter son légions pour trouver les bonnes affaires. BMW, Audi, Mercedes, c’est vrai que les allemandes ont du répondant. Mais pour les avoir moins cher, il faut choisir le bon garage, le particulier ou le concessionnaire qu’il faut; surtout quand il s’agit d’acquérir un véhicule dans le but de le revendre ensuite, le but étant de faire des économies, car tout le monde n’a pas le salaire mensuel de Cristiano Ronaldo ou de Lionel Messi

Mais il n’y a pas que sur les marques locales qu’il est possible d’économiser. C’est sur à peu près toutes, parfois jusqu’à 30% par rapport aux prix français. En plus, les allemands sont des gens assez soigneux, donc les occasions sont bien entretenues. Mieux vaut quand même choisir un gros modèle, car il y a des frais annexes à l’achat pour un français qui doit se rendre Outre-Rhin.

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Comment faire ?

D’abord, il faut savoir qu’acheter une voiture d’occasion en Allemagne à un particulier ne sera pas la même chose que de le faire à un garage. Les démarches vont être un peu différentes. Même chose pour les véhicules neufs.

Mais pourquoi tant de gens font le déplacement?

Parce que les allemandes sont des voitures de qualité, solides, et que dans leur pays d’origine, on économise plusieurs milliers d’euros par rapport au même modèle en France (et ce, même sans parler allemand !). Qu’il s’agisse d’un véhicule haut de gamme ou d’un modèle courant, les économies valent le déplacement, même chez un concessionnaire.


Acheter d’occasion: intéressant ou pas ?

Faire des kilomètres pour trouver sa voiture d’occasion peut être une démarche rentable. En Allemagne il y a le choix, le moindre site Internet regorge d’annonces, même pour les camping-cars (attention, le prêt caravane ne fonctionne pas pour ces derniers).

Ce pays ressemble donc à un paradis pour qui voudrait changer de véhicule et acquérir enfin cette grosse cylindrée tant désirée.

Oui, mais dans quelle ville aller en Allemagne?

Le pays est grand, mais il est possible de trouver des lieux où les occasions sont vendues près, ou pas très loin de la frontière.

Attention toutefois, la différence de prix n’est pas valable sur tous les modèles. Si c’est une française qui vous intéresse, ce n’est pas la peine de se taper des bornes à n’en plus finir. Les plus grosses différences de prix se voient surtout dans les modèles de luxe. Après tout, quitte à se déplacer, autant se faire plaisir.

Pour ne pas se faire avoir sur les tarifs, il existe outre-Rhin l’équivalent de notre bon vieil argus: le DAT (site en allemand et anglais).

Est-ce rentable ?

Faire la démarche d’aller acheter sa voiture dans un autre pays, soi-même ou via un mandataire, suppose de ne pas se planter lors de l’achat.

Si vous vous laissez tenter par un gros modèle, avec les équipements allant avec, mieux vaut demander un devis à son assurance avant pour ne pas se faire surprendre par le montant de la cotisation annuelle, qui grimpe en fonction de la gamme. Cela ne fait pas partie des formalités obligatoires, mais c’est de la prudence et une gestion en bon père de famille.

Si vous trouvez l’annonce de vos rêves, attention au prix qui peut être annoncé hors taxe, la TVA pouvant vite se transformer en cauchemar.



Trouver son bonheur

Nous le cherchons tous, mais comme dans la vie, il y a peu d’élus, à moins d’y mettre vraiment du sien. Pour bien démarrer sa recherche, il faut commencer par faire un tour d’horizon des petites annonces sur le net. Sur les gros sites comme mobile.de, elles sont des milliers à attendre le chaland. Si vous ne parlez pas un mot d’allemand, armez-vous d’un bon logiciel de traduction : une erreur de compréhension est très vite arrivée.

Si l’annonce visée est celle d’un particulier, c’est à quitte ou double, sauf que ce n’est pas la porte à côté, et qu’il faudra arriver à se faire comprendre de son interlocuteur. Avec lui, pas possible de payer à crédit ou en liquide. C’est la deuxième solution qui s’imposera, uniquement. Dans tous les cas, pas de chèques français, même si votre compte en banque déborde. Les allemands aiment les espèces, c’est comme ça.

Les professionnels du secteur offrent quand même un peu plus de garanties (entre 6 mois et 2 ans). Avec eux au moins, il y a une certification, même pour les occasions, et ils vous assisteront dans les démarches administratives : on ne sait pas toujours de quels papiers on va avoir besoin pour finaliser la transaction.

Malheureusement, tous ne méritent pas qu’on leur fasse une confiance aveugle. Un vendeur de voitures peut ne penser qu’à sa commission, et ça, ce n’est pas bon pour un acheteur qui est un peu léger sur le contrôle du véhicule, ou qui ne s’y connait pas en mécanique.

De quels documents a-t-on besoin ?

On ne peut pas juste arriver avec sa brouette d’euros et repartir avec sa voiture sous le bras. Là-bas aussi, il faut une carte grise. Elle se présente en deux volets : les KFZ Fahrzeugschein et Fahrzeugbrief (à vos souhaits). Car le but va être de réussir à l’immatriculer en France.

En plus de la carte grise, il faudra donc:

  • le contrat  de vente
  • le contrôle technique (mauvaise nouvelle pour les occasions qui ont plus de 4 ans : il faudra le refaire en France)
  • le titre de propriété du conducteur
  • un certificat de conformité communautaire

Pour les occasions, il faut également fournir la preuve que la voiture n’est plus immatriculée en Allemagne. On appelle cela une levée des sceaux, il faut la faire sur place, dans une préfecture.

La TVA : allemande ou française ?

A un moment, qui arrive plus vite qu’on ne le pense, la question de la taxe va se poser.

A qui la payer?

Il ne faudra pas la régler si c’est un véhicule d’occasion. Pour cela, il faut qu’il ait plus de 6 mois, ou qu’on ait déjà roulé plus de 6000 kilomètres avec.

Si la voiture est achetée chez un concessionnaire ou dans un garage, la TVA facturée sera remboursée une fois le véhicule immatriculé en France. De toute façon, il faudra se mettre en règle à ce niveau là avant l’immatriculation, la préfecture exigeant un quitus fiscal (à se procurer auprès des impôts).

Si la voiture est neuve, la TVA en Allemagne est de 19%, mais elle est plus élevée en France (20%). Une fois rentré au pays, il faudra s’acquitter de la différence. De toute façon, l’achat doit se faire en HT, c’est la France qui encaissera. Sauf que les 1% d’écarts vont venir rogner la marge.

Les problématiques qui peuvent surgir

Acheter une voiture en Allemagne, c’est bien, mais il va falloir la ramener en France. Sauf que tous ces kilomètres au volant ne peuvent se faire sans plaques ni assurance. Il faudra donc s’en procurer des provisoires destinées à l’export pour avoir le droit de rouler jusqu’à la maison (elles sont rouges).

Et prendre une assurance pour quelques jours auprès d’une compagnie allemande, et faire une carte grise provisoire valable 2 semaines. Assurez-vous que le contrôle technique va au moins jusqu’à la fin de la validité des plaques temporaires.

Les vices cachés

Ceux découverts sur le tard sont plus problématiques à gérer, la loi allemande offrant moins de protections aux consommateurs. Ainsi, si vous vous apercevez que le compteur a plus de kilomètres qu’il n’y parait, il faut apporter la preuve de la tromperie. Difficile à prouver quand même. Et pourtant, manipuler un compteur pour faire grimper un prix n’a rien de sorcier. Il se dit que cela arrive quand même assez souvent. Méfiance donc…

La meilleure façon de ne pas se faire avoir là dessus, c’est de faire expertiser la voiture avant de l’acheter. Le contrôle réel du kilométrage se fait avec un boitier spécifique. Cet examen n’est pas gratuit : environ 60 euros à rajouter de sa poche, ou à négocier avec le vendeur.

Sinon, il faut le faire à l’ancienne, en contrôlant les factures d’entretien et en les mettant en parallèle avec l’âge du bolide. Mais pour repérer une éventuelle arnaque de cette façon, il faut avoir des notions de mécanique.

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Attention aux arnaques

Elles existent, en Allemagne comme ailleurs. Se lancer seul dans l’aventure est donc risqué, surtout pour acheter un gros modèle du type Porsche. De plus, on risque de vous demander un acompte en espèce. C’est là où les choses peuvent déraper si le vendeur est malhonnête.

L’intérêt de passer par un mandataire

Certes, il faudra rémunérer son travail si l’achat se fait chez un concessionnaire et non chez lui. C’est pourquoi il est conseillé d’y faire appel quand on a un budget qui dépasse les 15000 euros. Mais il présente de nombreux avantages si vous ne voulez pas vous rendre directement dans une concession. Parmi eux, celui de parler la langue n’en est pas un moindre : un traducteur coûterait beaucoup plus d’argent.

De plus, il va s’occuper de tous les papiers, et ils sont nombreux, d’un côté comme de l’autre de la frontière. Sa marge de négociation va aussi être plus importante : il à l’habitude de le faire, et il connait les vendeurs. En moyenne, comptez 1 semaine pour la livraison du véhicule. Certains d’entre eux acceptent que les clients les accompagnent. Si quelques jours bucoliques en Bavière vous tente…

Acheter chez un mandataire vous fera faire les mêmes économies, la sécurité en plus. Sauf que là encore, des arnaques existent. Il y a des petits malins qui ne se mettent pas en règle avec la TVA. Pour s’en assurer, il faut lui demander de signer un document en ce sens.  Les arnaqueurs vont rechigner. Passez alors votre chemin. Décidément, il faut se méfier de tout et de tous le monde.

Les fraudes à la TVA

C’est plus ou moins l’arnaque numéro 1. Le problème, c’est que pour offrir un bien meilleur tarif que celui de la concurrence, elle est devenus monnaie courante. Pour les vendeurs honnêtes, c’est difficile, car le client peut regardant n’y verra qu’une grosse différence de prix, et ne cherchera pas à savoir d’où elle provient.

Comment se passe l’arnaque ? Simplement. Elle consiste à vendre un véhicule acheté hors taxe à l’étranger (en Allemagne par exemple) à un particulier en France. C’est sur, c’est 20% d’économie. Pour cela, il suffit de faire rouler 6000 kms à un véhicule avant de le déclarer d’occasion. Pour le fisc français, c’est un manque à gagner important.

Elle a tout d’une grande

C’est ce qu’on se dit au moment d’aller chercher sa voiture d’occasion. Et nombreux sont les français à faire le chemin en espérant tomber sur la perle rare, fiable et pas cher. Ceux qui habitent près de la frontière sont clairement avantagés, il y aura moins de kilomètres à rouler pour acquérir son bolide.

En tout cas, l’Allemagne offre un choix énorme de véhicule ayant déjà quelques milliers de bornes dans les roues à des prix raisonnables par rapport à la qualité des modèles proposés à la vente.

Toutes les marques sont représentées. Les plus emblématiques sont sans doute Porsche et Volkswagen, même si ce constructeur vient de défrayer la chronique. Beaucoup d’annonces pour Audi, BMW et Ford également, même si ce sont là des américaines.

Mais il n’y a pas que le tarif sur la petite annonce à regarder. Il faut aussi calculer tous les autres frais avant de faire le grand saut.

Quelles sont les formalités en France pour faire rentrer une voiture achetée à l’étranger ?

Revenons un peu sur les démarches administratives si vous ne passez pas par un mandataire. Il faudra vous y coller, et elles sont fastidieuses, même si un achat en Europe (CEE) implique qu’il n’y a aucunes démarches à faire du côté de la douane, sauf pour les entreprises qui doivent déclarer l’achat via un formulaire DEB.

Si la voiture est neuve, elle est assujettie à la TVA, qui devra être payée dans le pays de résidence de l’acheteur. Si elle est d’occasion, il n’y a pas de taxe sur la valeur ajoutée, sauf si la transaction se fait avec un vendeur qui lui doit la régler.

Ensuite, il faut faire immatriculer son véhicule. Pour cela, il faut d’abord passer par les impôts, qui remettront au propriétaire un certificat d’acquisition, document indispensable à présenter à la préfecture.

Importer un véhicule qui vient d’Allemagne : les étapes à ne pas louper

Il faut faire les choses dans l’ordre une fois la voiture de retour en France.

Premièrement, aller à son centre des impôts rapidement. La déclaration doit se faire dans les 15 premiers jours. N’oubliez pas d’y apporter votre pièce d’identité, le contrat  de vente et la carte grise, afin de récupérer le  quitus de non fiscalité s’il s’agit d’un véhicule d’occasion.

S’il a plus de 4 ans, il faudra passer par la case contrôle technique, et cela même s’il vient d’être fait en Allemagne.

Au bout des démarches, la préfecture, c’est elle qui vous remettra votre carte grise définitive, sous présentation de tous les documents précédemment énoncés ainsi que du certificat de conformité européen remis par le constructeur au moment de l’achat. Si celui-ci n’est pas en mesure de le faire, il faut s’adresser aux Mines de son département.

Et dans le cas où il s’agit d’une voiture qui a déjà été immatriculée en Allemagne, il faudra avoir le document justifiant que celle-ci ne l’est plus.

Louer une berline en Allemagne : beaucoup moins cher qu’en France ?

On peut se rendre en Allemagne pour acheter, mais aussi pour louer. Là encore, les prix sont très compétitifs et plus bas qu’en France. C’est l’occasion de se faire plaisir, avec une Z1 BMW par exemple. Les allemands sont habitués à louer de grosses voitures, surtout pour des besoins professionnels, donc les prix sur ces modèles s’en ressentent. Par contre, sur les petits modèles, il n’y a pas de différence de prix à la location entre les deux pays.

L’Allemagne, ce n’est donc pas que le football, c’est aussi les belles et grosses voitures qui font rêver les petits français !