Vous Recherchez un Travail au Black? Attention Aux Risques!


Pourquoi il faut se méfier des petites annonces…

Pour trouver un job qui rapporte, certaines personnes en difficulté financière sont parfois tentées de travailler au black. Il peut s’agit d’un petit boulot comme du repassage, du jardinage, regarder des vidéos ou faire la nounou. Mais aussi d’un job d’appoint, dans un restaurant ou dans le bâtiment, pour arrondir ses fins de mois. 

Attention toutefois: une personne qui cherche un travail au noir est un proie facile pour les arnaqueurs sur internet. Il faut donc rester méfiant face aux petites annonces d’emploi qu’il est possible de trouver sur Le Bon Coin par exemple, même si le modérateur fait bien son travail. De la même façon, les conséquences peuvent être désastreuses : les peines encourues pour un boulot au black qui est découvert sont importantes, le texte de loi est formel là dessus.

Le travail au noir explose en France


Le constat est sans appel. L’économie souterraine gagne du terrain dans notre pays. La cause est double : des gens de plus en plus pauvres (comme les sans papiers) qui sont prêts à tout pour travailler, et des patrons, surtout des auto-entrepreneurs qui peinent à embaucher aux conditions actuelles. mais pour les uns comme pour les autres, les sanctions, si elles frappent, feront mal.

Pour amorcer la tendance inverse, il faudrait que la fiscalité en vigueur en France se calme un peu, les petits patrons étant étranglés de taxes, et les travailleurs d’impôts. Deuxième piste : il faut relancer l’immobilier et la construction dans le neuf.

Troisièmement, le travail à domicile doit être valorisé fiscalement, afin que les gens déclarent naturellement tous ceux qui interviennent à leur domicile pour des petits travaux ou en tant que femme de ménage. Le crédit d’impôt doit être plus important qu’il ne l’est maintenant, et ne pas suivre une courbe descendante. Enfin, il faut tout faire pour que le pouvoir d’achat des français augmente.


Les risques légaux


A jouer avec le feu, on se brûle, donc méfiance, surtout si vous publiez une petite annonce. Les contrôleurs les épluchent pour trouver les personnes à redresser.

Quand le web se la joue délateur, gare ! Car gagnez un peu d’argent avec un petit job non déclaré peut vous coûter bien plus que ce que cela vous a rapporté. Nous rappelons aux oreilles bouchées que la loi interdit le travail au noir, et que les conséquences sont doubles, et pour l’employeur et pour l’employé.

Pour le patron

La machine à fabriquer des amendes se met en place. Et il peut même passer par la case prison, jusqu’à 3 ans derrière les barreaux, et voir son entreprise fermée. Si faire travailler des gens qui ne sont pas déclarés est quelque chose de régulier, la répression des fraudes finira bien par découvrir le pot aux roses.

Pour le travailleur contrevenant, les sommes à rembourser peuvent aussi s’additionner : la CAF, Pôle Emploi + le remboursement de tout ce qui a été gagné illégalement.

Les autres dangers

Une personne qui bosse au noir n’a pas la sécu. Il vaut mieux ne pas tomber malade, ou même pire, avoir un accident du travail. Rien ne lui assure que les heures qu’elle a effectué lui seront bien payées. On ne tombe pas que sur des personnes honnêtes, surtout dans cette situation là. La radiation de l’assurance chômage est aussi problématique quand elle est la seule source de revenu. Pôle Emploi n’aime pas qu’on le trompe, et il a raison.

Travail au noir non payé : quel recours ?


Il est plus facile de se retourner contre son employeur si on ignorait cet état de fait. D’abord, personne ne pourra se retourner contre le travailleur ainsi trompé, et c’est déjà ça. Charge lui de contacter les organismes sociaux pour faire valoir ses droits : sécurité sociale, pôle emploi, caisse de retraite… Même les accidents du travail sont couverts dans ce cas là. Ensuite, la personne non salariée pourra obtenir des indemnités de la part de son ex patron.



Et pour les étudiants ?

Combien de l’heure pour un petit job d’été ? Ce n’est pas la première chose à se demander, mais plutôt combien je risque ? Jeunes, les occasions de gagner de l’argent de la main à la main sont nombreuses. On peut ici aller jusqu’à parler d’économie parallèle à partir du moment où les heures effectuées ne sont pas déclarées à l’URSSAF, et que les charges salariales et patronales ne sont pas réglées comme il se doit.

Travailler de cette façon est totalement illégal : baby sitting, cours scolaire, promenade de chien, tonte de pelouse… Ce n’est pas parce que vous êtes étudiant que vous ne pouvez pas réclamer d’être payé en CESU. Le chèque emploi service se substitut au contrat de travail et vous n’aurez aucune démarche à effectuer pour payer vos charges. C’est l’employeur qui s’en charge directement sur le net.

job au noir

Dans le cas contraire, l’absence de cotisations signifie pas de couverture maladie, pas de retraite, pas de chômage, et la possibilité d’être viré du jour au lendemain sans autre forme de procès, et sans indemnités ! Quant à courir après un patron qui vous doit de l’argent, bon courage…

Même sur internet, les travailleurs au noir ne sont pas à l’abri !

La sécurité sociale est à l’affut. Elle scrute et dissèque les annonces Internet, pour trouver ceux et celles qui la mène en bateau. Et ils sont nombreux à proposer des petits jobs contre une rémunération de la main à la main, même si cela n’est pas spécifié sur les annonces.

Beaucoup de particuliers cherchent des femmes de ménage à faire bosser au black de cette façon là. Mais si ces derniers paient des impôts, ce n’est pas le bon calcul. Cela leur coûterait moins cher de déclarer. Mais autant essayer d’expliquer à un singe comment faire des grimaces.

En publiant une annonce de ce type sur le net, on pense rester confidentiel. Mais derrière une adresse mail se cache toujours une personne qu’il n’est pas difficile de débusquer avec quelques moyens. Et la cellule spéciale créée par la sécurité sociale s’en charge.

Attention aux auto entrepreneurs qui ont un emploi déguisé

L’URSSAF aussi lutte contre la fraude, et les velléités de certains auto entrepreneurs à tenter de la gruger. Car ce régime un peu spécial est tentant pour ne pas payer les charges qu’il serait logique de régler en tant que salarié. L’arnaque la plus courante consiste à ne pas déclarer la totalité de son CA. Les chiffres d’affaires ainsi minorés représentent un manque à gagner important pour l’URSSAF.

travail non déclaré

Parmi les moyens pour lutter contre la fraude, il y a celui qui oblige l’entreprise faisant appel à un auto-entrepreneur pour plus de 3000 euros à vérifier que toutes les déclarations sociales sont bien faites. Cela les freine parfois à passer par eux pour l’exécution de certains contrats.

Mais de là à embaucher une personne à la place, le gouvernement rêve un peu. Le dindon de la farce devient alors l’auto entrepreneur honnête qui se voit refuser des contrats au titre de cette complexité et de ces obligations de contrôle.

Les petites annonces d’emploi non déclarés : de grave problèmes en perspective ?


Internet voit fleurir sur sa toile toutes les dérives possibles et inimaginables visant à escroquer les plus faibles et les plus crédules d’entre nous. Récemment, un fait divers a défrayé la chronique, impliquant un réseau de grand banditisme. Le principe est toujours le même : voler des données confidentielles (adresse, numéro de CB, de sécurité sociale, papier d’identité) en faisant miroiter la perspective d’un gros salaire.

La cas qui nous intéresse ici consistait à envoyer des colis en Afrique. En réalité, il s’agissait d’objets volés. Les personnes flouées devenant par la même occasion des complices involontaires des escrocs. Il faut donc faire attention avant de répondre à une annonce qui est postée sur un site gratuit, et quelques petits vérifications s’imposent toujours pour ne pas tomber dans le panneau.

Le CESU

Pensez au CESU pour vous faire payer ! C’est simple, net et sans bavure. Ce titre de paiement n’en est plus vraiment un puisqu’il n’est plus nécessaire de le matérialiser. Une simple déclaration du nombre d’heure effectué par l’employeur directement sur le site du CESU suffit pour que les charges soient réglées (après paiement de ce dernier bien sur).

Le prestataire lui reçoit de son employeur un chèque correspondant au salaire net, et une fiche de salaire en provenance du CESU. L’avantage est double : l’employé cotise pour sa retraite, sa maladie et son chômage éventuel en fin de mission, tandis que l’employeur bénéficie de réductions d’impôts plus intéressante que s’il avait décidé de payer de la main à la main.

Rester dans la légalité

Cela doit être l’objectif. Mais le CESU n’est pas la seule façon d’y arriver. Vous pouvez rester dans la légalité avec l’échange de services entre particuliers nouvelle génération. Petite présentation de yakasaider : il s’agit d’une plateforme communautaire qui met en relation des particuliers ayant des besoins.

L’idée est de proposer aux une et aux autres un échange de service, sans que n’entre en compte une quelconque rémunération financière. Ce réseau d’entraide et d’échange se développe grâce aux compétences de chacun, mises dans « le pot commun ».

Mais il n’est pas nécessaire de réaliser l’échange d’une façon stricte. On peut faire quelques heures de ménage, et se les faire créditer sur le site. Si dans quelques semaines, vous avez besoin d’un peu de bricolage, il sera alors possible d’utiliser ce crédit temps. Pour en bénéficier, le plus simple est de commencer par rendre service, c’est mieux dans ce sens là.

Vous l’aurez compris, travailler au black est un sacré mic mac qu’il vaut mieux éviter. Une chose est certaine : il y a d’autres voies pour devenir millionnaire !