RSA moins de 25 ans: l’aide financière pour les jeunes sans emploi


L’âge pour toucher le RSA a longtemps été un problème pour les jeunes sans emplois. Heureusement, les temps ont changé, et les conditions d’attribution se sont assouplies. Une bonne nouvelle pour celui qui a besoin de trouver de l’argent rapidement. Le RSA pour les moins de 25 ans permet de ne pas tomber dans la précarité, et même si le montant n’est pas très élevé, c’est déjà beaucoup. Bon à savoir : cette aide pour les jeunes sans emploi est également disponible, sous certaines conditions, même sans avoir travailler. C’est notamment le cas pour une femme enceinte seule. Pour connaître ses droits, il est simple de faire une simulation en ligne.

Le RSA Jeunes


C’est « l’invention » que tous les – de 25 ans attendaient pour pouvoir vivre dans cette société d’une manière descente. Car pour rechercher un emploi, il faut quand même avoir de quoi se nourrir et de payer son logement si les parents ne sont pas derrière. Pendant longtemps, il fallait avoir dépassé le 1/4 de siècle pour que l’état daigne tendre la main. La prise de conscience a mis du temps, mais elle est là maintenant, et il faut en profiter.

Cette aide financière pour les jeunes est la bienvenue. Ceux qui sont au chômage, et qui ont déjà travaillés 2 ans dans les 3 dernières années  peuvent la demander. Mais le législateur est allé plus loin, en pensant à ceux qui vivent avec bébé (sans forcément être une mère isolée), qui ont en enfant à charge ou une grossesse en cours. Dans ces cas là, l’aide financière sera accordée automatiquement, même sans avoir cotisé le temps nécessaire.


Il faut pouvoir justifier de sa situation

Jusqu’ici, rien d’exceptionnel, il est normal d’avoir à prouver ses dires, et que l’on soit jeune où pas, la règle est la même pour tous. Pour ceux qui ont travaillés, il faut le ou les contrats de travail, les fiches de paye, les attestations employeurs. Il est donc important de bien conserver tous les documents à chaque période travaillée.

Notre astuce : les scanner automatiquement et régulièrement pour toujours avoir son dossier à portée de main. Les travailleurs indépendants, les artistes, les intermittents du spectacle, les TNS, les artisans, les agriculteurs sont soumis à cette même obligation.

Si vous ne travaillez pas, mais que vous avez une personne en charge ou qui va le devenir (enceinte), il faudra pouvoir en attester également à l’aide de documents ; une photo de son ventre rebondi ne suffit pas.

Les cas particuliers

Quand on est jeune, on peut aussi être un stagiaire, un étudiant, ou un apprenti. Qu’en est-il alors des droits RSA ?

Les étudiants et les stagiaires sont soumis aux mêmes règles que celles édictées précédemment dans cet article, quant aux heures travaillées et à la notion de parent isolé et d’enfant à charge. Il faut toutefois vivre en France, de nationalité française ou étrangère en situation régulière avec 5 ans de présence sur le territoire.

Attention de bien respecter les conditions de revenus (voir plus bas)  et de ne pas être en congé parental (dans ce cas là, c’est un autre organisme qui prend le relai).

Pour les apprentis, rien ne diffère à cela. Il n’y a pas d’autres règles particulières, même pour ceux qui ont un contrat de professionnalisation en cours. Si vous avez des soucis, pensez aussi aux Restos du Coeur.

L’importance des ressources


L’argent, même à petite dose reste le nerf de la guerre, et le montant du RSA alloué n’échappe pas à la complexité. Attention : tous les revenus du foyer vont être comptabilisés. Si votre conjoint gagne bien sa vie, ce n’est même pas la peine de demander le revenu de solidarité active.

Quelles sont les ressources prises en compte dans le calcul ? Le salaire, d’abord, mais aussi tout ce que le foyer a gagné dernièrement. Cela comprend aussi les heures sup ainsi qu’une éventuelle indemnité de licenciement.

Ensuite, les Assedics, si il y en a eut, ainsi que les pensions alimentaires et tout ce qu’ont versé la sécurité sociale et les APL. Si vous possédez de l’argent de côté ou avez gagné une petite somme au PMU ou au loto, cet argent entrera également dans le calcul.

Après, il est difficile d’entrer dans le détail de la tambouille du RSA, car toutes ces ressources sont additionnées d’une façon complexe, chacune d’entre elles ayant une valeur différente, et pour un auto-entrepreneur ou pour les professions libérales, c’est encore plus complexe.



Qu’est ce qu’une personne à charge ?

Bonne question. Le terme n’a rien à voir avec la lourdeur physique du fardeau, mais de ce qu’elle coûte au quotidien. Pour un enfant par exemple, cela signifie qu’on doit le loger, l’habiller, l’envoyer à l’école, le nourrir à sa faim, etc. S’il est à votre charge, cela signifie aussi que vous touchez les allocs pour lui.

Le cas d’un enfant en garde alternée peut poser problème, puisqu’il n’est pas possible de se le répartir comme sur la feuille d’imposition. Seul un des 2 parents pourra l’avoir à sa charge pour toucher le RSA. En cas de désaccord, bonne chance…

Mais il n’y a pas que les enfants qui sont concernés. Il peut s’agir d’une personne de sa famille proche, ou même de son mari ou de sa femme.

Les droits à la CMU


Toucher le RSA pour pouvoir manger, qu’il soit socle jeune ou activité c’est bien, mais il faut aussi pouvoir se soigner. C’est là que la CMU intervient, celle de base et la complémentaire. Plus besoin de payer les consultations chez le médecin, d’avancer les factures d’hôpital, de payer ses médicaments…

La procédure d’attribution de la CMU-C est automatique à partir du moment où on est éligible au RSA socle. Si votre dossier est en attente, sachez que pendant 3 mois, vous avez quand même le droit à la CMU, en attendant que le dossier soit accepté, ou non. L’attestation trimestrielle sera complétée par une autre de 9 mois dès que le RSA est en route.

Les associations pour les jeunes sans emploi


Le chômage n’est pas une fatalité, même quand on n’a pas trop d’expérience. Le jeunesse doit être un atout, et non un fardeau à porté. Les – de 25 ans sont énergiques, dynamiques, ils ont le monde entre leurs mains. Si vous faites partie de cette tranche d’âge et que vous galèrez pour trouver un emploi, il y a des associations qui agissent pour que cela dure le moins longtemps possible.

Perspectives-emplois

Cette association ne laisse pas tomber les jeunes qui ont un projet professionnelle, mais qui ne savent pas trop comment le réaliser. Pour aller au bout, on a parfois besoin d’un petit coup de pouce. Les bénévoles de Perspectives Emplois sont souvent des retraités qui ont eu une vie professionnelle riche, avec le carnet d’adresses qui va avec.

association pour jeunes

On peut aller les consulter pour avoir des conseils d’orientation, si on est un peu perdu devant toutes les voies qui existent, ou bien pour réussir à s’insérer quand toutes les portes semblent bouchées. Tous les conseils sont bons à prendre quand on est dans cet âge où on veut mais on ne sait pas. La réflexion est un processus long, mais elle est nécessaire pour entrer du bon pied dans la vie active.

Mettre le pied à l’étrier

Qu’il s’agisse de trouver du boulot ou de créer son entreprise, perspectives emplois est là pour faire en sorte que les projets se réalisent. On peut contacter l’association qui est dans la Val de Marne via la mairie de Champigny. A ne pas oublier : la bourse envie d’agir pour les – de 30 ans.

PEAJ

L’association a ses bureaux à Paris. Elle axe principalement son action sur les jeunes qui sont sortis du milieu scolaire, et qui n’ont pas les qualifications nécessaires pour trouver facilement du travail et faire ce qu’ils aimeraient. C’est pour eux, pour ne pas les laisser pour compte, qu’elle a développé le projet tremplin d’avenir.

Concrètement, qu’est-ce-qu’on y fait ? On y lutte contre le chômage avant tout. Pour donner envie aux employeurs d’offrir des emplois à ces jeunes, on leur facilite la vie grâce aux contrats aidés.

Quant aux futurs candidats, on les forme, pour qu’ils soient opérationnels sur le marché de l’emploi et qu’ils apportent une valeur ajoutée significatives à leur employeur en devenir. Formation recrutement et accompagnement sont donc les fers de lance de la PEAJ. Une fois lancé dans tremplin d’avenir, l’aventure peut commencer pour ceux qui ont sautés le pas.

Une seconde chance

Etre déscolarisé n’est donc pas une fin en soi. On peut aussi trouver du travail si on a quitté l’école de bonne heure, à condition d’accepter de se former. Ces nouvelles compétences associées à de la bonne volonté devraient débouchées rapidement sur un contrat, en tout cas c’est ce que nous souhaitons à tous.

Pour les curieux, pour ceux qui veulent, pour ceux qui hésitent, il y a de nombreuses réunions d’informations qui sont organisées. N’hésitez pas à vous y inscrire, au bout il y aura peut-être un CDD, puis un CDI. Changer de vie ne tient souvent qu’à un fil.

Les foyers des jeunes travailleurs : une source d’aide à ne pas négliger


Citons en quelques uns : l’UNHAJ, l’ARFJ, l’ALJT. Ce sont des logements à petit prix pour les jeunes qui ont – de 30 ans, mais pas que. D’autres services pour leur faciliter la vie peuvent venir compléter l’offre, comme un restaurant, des sorties, la possibilité d’en savoir plus sur la CMU…

C’est un vrai bon plan quand on n’a pas trop de sous pour se loger, surtout dans les grandes villes ou à Paris. Ce sont bien souvent des associations sans but lucratif, qui permettent d’avoir un toit pour pas cher, mais aussi de s’informer sur le marché de l’emploi.

Foyer pour Jeune

Les résidences sont nombreuses, souvent neuves et sont meublés. Quand on vient de province pour travailler dans la capitale, c’est une bonne option. Beaucoup de jeunes passent par les foyers, surtout en Ile-de-France. Il faut dire que niveau tarif, difficile de trouver mieux.

Les chambres ou les petits appartements sont à des prix abordables, d’autant plus qu’il est possible de toucher les APL et donc de voir son loyer diminué. A noter aussi la possibilité de bénéficier de LOCA-PASS et de pouvoir quitter facilement les hébergements. L’idée est vraiment ici de rendre service.

Quel avenir pour les APL ?


On tremble dans les chaumières : le gouvernement veut réduire les aides, à commencer par les allocations logements. Les étudiants et les jeunes travailleurs, qui arrivent grâce à elles à payer leur loyer se posent des questions, à juste titre sur leur avenir. Et il semblerait que ce soit les travailleurs précaires de – de 25 ans qui soient dans le viseur. On marche sur la tête.

Heureusement, pour l’instant, le gouvernement n’a pas sauté le pas, il est même revenu en arrière sur son premier projet. Il faut dire que cette idée d’indexer les aides au logement sur le revenu des parents est un peu tirée par les cheveux. Reste que la nouveauté, celui de baisser les APL pour les jeunes en précarité ne passe pas non plus, et on comprend vite pourquoi.

Cette limitation serait pour ceux qui travaillent et qui gagneraient le SMIC, ou juste un peu plus. Au final, avec la diminution, on parle de 750 euros en moins par an dans la poche. Une fortune pour quelqu’un qui se lance dans la vie active. Cela remettrait en cause la possibilité de régler leur loyer, quand on connaît le prix au m2 dans les grandes villes.

Un petit salaire ne suffit pas. Il ne faut pas oublier que les APL contribuent largement au maintien des emplois. Espérons que les dernières élections auront remis de l’ordre dans les idées.

Vous êtes jeune, vous n’avez pas de boulot ? Courage, il y a des mains qui se tendent. Sachez les saisir et vous en servir, vous renverrez le bâton quand vous serez bien installé dans votre vie. Croyez en vous, lancez vous, osez, que vous ayez de l’argent ou non.

N’ayez pas peur de tomber, de rater, de vous vautrez. Si cela vous arrive, relevez-vous et recommencer, en mieux. Le monde regorge d’exemples d’hommes et de femmes ayant réussi en partant de rien. Pourquoi pas vous ?