Chauffage le plus économique (maison, appartement, garage): prix, crédit d’impôt…


Avoir chaud dans sa maison individuelle, ça a un prix, et ceux qui disent que ce n’est pas cher doivent grelotter sous la couette. L’énergie, de façon générale, augmente. Le meilleur système de chauffage doit donc combiner un bon tarif avec la performance. Pour le trouver, il faut comparer les prix, puis mettre en place des astuces qui permettent par exemple d’économiser sur sa facture de gaz. Avant de se décider, à la vue des travaux qu’il faudra sans doute réaliser, mieux vaut se lancer dans un comparatif sérieux.

Il n’y a pas que le gaz ou l’électricité dans la vie

Ce qui est bien quand on est propriétaire de sa propre maison ou de son appartement, c’est qu’on peut choisir le système de chauffage le plus économique et performant, et que cela ne passe pas forcément par l’énergie dite « classique ».

Il existe des solutions alternatives, qui sont en plus respectueuses de l’environnement et qui vont permettent de ne pas brûler son budget tout au long de l’hiver.  Par contre, il faudra investir au départ, mais le jeu en vaut la chandelle sur le long terme quand on voit l’augmentation des tarifs de l’électricité, du fioul et du gaz ces dernières années. A lire avec attention si vous êtes frileux.


Pourquoi les prix de l’électricité vont augmenter dans les années à venir ?

C’est vrai que cela ne ressemble pas à une bonne nouvelle. Car la hausse, s’il lui arrive de marquer des coups d’arrêts reste constante, même pour le tarif bleu résidentiel (le tarif jaune est pour les commerces et le vert pour les grosses entreprises). Et c’est quand même, malheureusement, une tendance d’avenir, même si l’état freine des quatre fers, tant ces augmentations sont impopulaires.

Car n’en déplaise à EDF et aux fournisseurs alternatifs d’énergies, qui pleurent constamment sur une augmentation de leurs coûts, c’est vers une baisse des prix qu’on aurait du se diriger, et non le contraire, s’il n’y avait pas eu ce foutu rattrapage sur les années passées à faire. Car le pétrole a dévissé, et le prix des autres énergies a suivi.

Ainsi, il y a 8% de hausse à facturer sur le tarif bleu, que le gouvernement a choisi d’étaler sur 3 ans, pour limiter la grogne. Les bougies ont de beaux jours devant elles. Et les énergies renouvelables ? Elles coûtent moins cher à produire que le nucléaire, il faudrait donc sérieusement s’y pencher et élargir le débat.

Le nucléaire en cause

Il est en partie la cause de cette augmentation galopante (on parle de 30% sur les 15 prochaines années, mais chuttt). Car les centrales coûtent une fortune, quand il s’agit de les prolonger, de les équiper de nouveaux réacteurs ou de retraiter les déchets. Ce sont des chantiers qui représentes des milliards. Ces sommes sont impressionnantes, et EDF doit mettre la main au portefeuille pour les financer au 2/3.

Le nucléaire, n’en déplaise à ses apôtres, rend l’énergie excessivement cher. Et pour EDF, ce sont des investissements gigantesques que l’entreprise peine à entreprendre car les caisses sont loin d’être remplies. On parle de 100 milliards à dépenser sur les 15 prochaines années. C’est vertigineux. Faut-il prolonger, réparer, construire, détruire… ?

La question d’un pays alimenté par le tout nucléaire (à 75% actuellement) se pose donc, et ce même en dehors de toutes considérations écologiques. D’autant plus que la maîtrise des couts est loin d’être assurée dès qu’on parle du nucléaire. Les factures ont tendances à s’allonger depuis Fukushima, notamment pour la sécurité et la maintenance, et la rentabilité de tous ces réacteurs est loin d’être acquise. De là à parler d’un trou sans fond…



1/3 de taxes !

Mais le prix que les ménages doivent payer est aussi constitué de 30% de taxes. Là on touche à un autre débat bien français, celui des impôts indirects, et ce qu’on soit en tarif bleu, jaune, vert ou arc-en-ciel.

Les contributions sont donc diverses et variées, il n’y a qu’à se pencher sur sa facture pour s’en rendre compte. Celles-ci ont des noms aussi doux que la contribution aux charges du service public de l’électricité (un participation des particuliers à la production d’énergies renouvelables), que la taxe sur la consommation finale d’électricité (petit pactole pour les collectivités), que la contribution tarifaire d’acheminement (pour financer le régime spécial des retraites industries électriques et gazières), ou que taxe sur la valeur ajoutée, la célèbre TVA.

Mais cerise sur le gâteau, c’est que cette TVA est aussi appliquée sur les autres taxes. Les français sont vraiment les plus forts. Payer une taxe sur la taxe, ça va très loin dans le raisonnement !

Que choisir ?

Depuis que l’homme des cavernes à découvert le feu, c’est avec le bois qu’il se chauffe. Pourquoi vouloir changer un système qui a fait ses preuves depuis des millénaires ? Surtout que si on compare tous les systèmes, c’est celui qui vous fera le moins dépenser d’argent et qui a un bilan carbone exemplaire. Après, vous avez plusieurs moyens à votre disposition pour brûler les buches: la cheminée, le poêle à bois ou la chaudière à bois.

La première est la plus sexy. Qu’il est agréable de s’installer avec un verre devant le feu de sa cheminée ! Le poêle, lui, va être le plus économique, dans sa version granulé et ne coûte pas très cher à l’achat : les prix démarrent à 1000 euros. La chaudière offre un rendement encore plus intéressant, mais aucun modèle sur le marché à moins de 3000 euros.

Et si vous ne voulez pas vous la jouer trappeur du grand Nord, vous pouvez aussi opter pour la chaudière à condensation, qui consommera moins de gaz et sera plus performante qu’une normale, la pompe à chaleur ou le chauffage solaire. Ce dernier, s’il est gratuit à l’usage nécessite de gros travaux ainsi qu’un chauffage d’appoint, car il ne couvrira pas tous les besoins de votre maison.

Choisir le meilleur chauffage bois

Il y en a tellement maintenant qu’il n’est pas impossible de se trouver désorienter au moment de faire son choix. Entre une cheminée ou un poêle, mon coeur balance, mon portefeuille aussi. Prenons les choses dans l’ordre. D’abord, les avantages d’un chauffage au bois (petit piqure de rappel aux récalcitrants) :

  • Une énergie renouvelable.
  • Un mode de chauffage écologique.
  • Un combustible facile à trouver.
  • Le bois est économique par rapport aux deux mastodontes de l’énergie que son le gaz et l’électricité. De plus, son prix est stable, au contraire de ces concurrents. Attention toutefois aux premiers prix qui ont un faible rendement énergétique. Un stère, selon la qualité, va de 40 à 90€.
  • Les contenants sont souvent assez esthétiques.
  • Une chaleur agréable et belle à regarder.

Petit comparatif des systèmes

La cheminée. Celle-ci peut-être à foyer ouvert, à insert ou à foyer fermé. Attention toutefois à son champ d’action. Pour chauffer toute la maison avec les deux derniers moyens, il faut un récupérateur de chaleur en plus.

Le foyer ouvert, lui, ne procurera de l’énergie que dans la pièce. Avec un insert, c’est un rendement multiplié par 6 (granulés ou buches, peu importe). Mais le top reste quand même le foyer fermé. Si vous construisez votre maison, c’est vers lui qu’il faut vous diriger.

poele à bois

Le poêle. A granulés ou à buches. Le premier cité va automatiser le système et rayonner dans toute la maison. Pas besoin d’en remettre constamment, car l’appareil gère son remplissage. Pour vous, il ne restera qu’à régler la température.

Difficile de faire plus simple. Et puis, pour le stockage des granulés, c’est quand même moins volumineux que des buches qui s’empilent dans le garage. Si vraiment vous ne jurez que par ces bons vieux rondins, sachez que le rendement énergétique est quand même moins important qu’avec les granulés.

Les prix

A chaque solution son tarif. Et il y a de grandes disparités entre les différents moyens de se chauffer quand on a une maison. Un petit comparatif s’impose donc avant de prendre sa décision. Celui qui cherche la solution la plus économique devra se diriger vers une cheminée à insert. Son coût : entre 1500 et 2000 euros en fonction du modèle.

Attention : la pose est en sus, à moins de choisir de la faire soi-même (de bonnes notions de bricolages sont recommandées). Pour un foyer fermé, c’est un peu plus cher. On peut passer du simple au double et atteindre ainsi les 5000 euros (les premiers modèles démarrent à deux mille). Si c’est une solution moins économique, c’est par contre la plus puissante en terme de chaleur dégagée.

Pour un poêle à bois

Il vous en coutera aussi 5000 € en moyenne. Toutefois, des crédits d’impôts favorisant le développement durable et des aides existent, même chose pour les coûts de la main d’oeuvre : renseignez-vous. A noter : pour construire une cheminée ou pour installer un poêle, il est primordial de passer par un professionnel, les travaux pouvant être lourds et longs, surtout pour la cheminée. Il faut veiller à ce que les normes de sécurité soient respectées.

Reste maintenant à budgeter le prix du bois. Celui-ci est vendu par stères. Quand on évoque un stère, on parle environ d’1m3. Son prix diffère selon le lieu où on se fourni, entre 50 et 100 euros selon les régions (forêt proche ou non, bois exploitable ou non) et le professionnel qui va vous livrer.

Il arrivent aussi qu’on puisse en trouver à 30 €. Entrent en compte aussi l’essence (certains bois brulent mieux que d’autres) et la longueur des buches (plus elles sont petites et plus elles seront vendues cher car le besoin en manutention est plus important). Il faut veiller à ce que le bois soit bien sec, et de bonne qualité.

Bois de chauffage, granulés de bois et bûche compressée : quel est le moins cher ?

Plus vous allez faire appel à de la manutention extérieure, et plus le bois sera cher. Mais ce qu’il faut privilégier avant tout, c’est qu’il soit bien sec, même s’il est + cher vous serez gagnant. L’énergie ne se libère pleinement que de cette façon là. La qualité vient en deuxième. Si il y a plusieurs vendeurs de chez vous, comparez les prix mais aussi la qualité du bois. N’oubliez pas que plus le livreur viendra de loin, plus il faudra payer ses kilomètres.

Car au final, la livraison recouvre presque 1/3 du prix. Au niveau des essences, le top c’est le chêne. Et qui dit qualité de l’essence dit aussi prix plus important. Si le chêne est au dessus de vos moyens, rabattez vous sur le sapin : il pousse plus vite… Un bon plan : bien s’entendre avec ses voisins et commander en gros. L’union fait la force !

Pour une tonne de granulé, il faut compter 300 euros. Même si certaines palettes peuvent descendre à 250. Mais si le prix est supérieur au bois de chauffage, les calories dégagées sont aussi beaucoup plus élevées.

Gaz ou électrique ?

Si vous voulez rester dans le classique, il faudra opter pour l’une ou l’autre de ces deux énergies, chacune ayant des avantages et des inconvénients bien définis.

Commençons par le gaz. Son arme principale reste son prix, malgré les augmentations successives ayant récemment eu lieu. Par rapport au prix du fioul par exemple, il n’y a pas photo.

A cela s’ajoute le confort. Il fait toujours très bon dans une maison chauffée au gaz, et les invités ne partirons pas gelés au bout de 30 minutes, surtout si les pièces sont très grandes, car la chaleur sera diffuse. Avec un thermostat, on obtient exactement la température souhaitée.

economiser le chauffage

Je serai tenté de dire que l’électricité est plus une solution pour les fauchés et les feignants, car c’est l’investissement de base le moins important et que l’entretien est quasi nul.

Quand on n’a pas un sou de côté, c’est l’alternative à choisir. En installant un radiateur à faible consommation d’énergie et en jouant sur les heures creuses et les heures pleines, on peut aussi limiter les effets dévastateurs du kwh sur son compte bancaire. Le chauffage électrique a fait beaucoup de progrès ces dernières années quant au confort apporté par la chaleur.

Les tarifs du gaz sont en baisse : est-ce le moment d’en profiter ?

La baisse des prix du pétrole profite aussi au gaz : presque 2% au 1er février 2016 pour ceux qui souscrivent au tarif réglementé Gaz de France et qui se chauffent au gaz. C’est bon à prendre pour les consommateurs, qui voient avec plaisir les baisses se succéder depuis quelques temps. En général, en ce moment, tous les distributeurs, même ceux aux prix du marché font des efforts sur les tarifs, puis-ce qu’ils baissent aussi pour eux à l’achat en gros.

En définitive: que choisir ?

On ne tire pas à pile ou face. Tout va dépendre de son logement et de ses moyens. Ainsi, pour un petit appartement avec une isolation correct, on privilégiera l’électricité. Pour une maison avec une isolation qui laisse à désirer, c’est vers le gaz qu’il faudra se diriger malgré l’investissement de départ conséquent. Il sera vite amorti. Reste que si le raccordement au réseau n’est pas possible, la solution devient tout de suite moins avantageuse.

Faire des économies

Pour payer moins cher, il faut commencer par mettre les prestataires en concurrence entre eux. EDF et GDF ne sont plus les seuls sur le marché et certaines offres des petits nouveaux méritent le coup d’oeil: allez visiter les sites d’ENI et de Direct Energie pour vous faire une idée. Mais c’est votre façon de consommer qui va vous aider à trancher entre les offres.

Selon l’importance de votre consommation, elles seront plus ou moins adaptées à votre profil : remise, abonnement, tarif garanti sans augmentation pendant plusieurs années, il y en a pour tous les goûts, selon que vous choisissiez le meilleur service client, l’électricité la moins cher ou la plus écologique.

Plus de concurrents pour EDF et GDF : une bonne nouvelle pour les consommateurs ?

Etudier la concurrence, c’est trouver de meilleurs prix, et en fonction, changer de fournisseur (ou non). Et cela est possible depuis 10 ans maintenant. EDF et GDF ne sont plus les seigneurs en leur royaume. Encore faut-il connaître les entreprises qui font partie du secteur et qui proposent le leurs services aux particuliers et aux professionnels. Certains font soit l’un soit l’autre soit les deux.

Attention : changer de fournisseur ne veut pas forcément dire qu’on va faire des économies. Les tarifs indiqués dans les contrats ne sont pas toujours faciles à décoder. Toutefois, pour ceux qui décident de le faire, sachez que changer est gratuit et doit se faire dans les meilleurs délais.

concurrents EDF

Pour l’électricité, citons Direct-Energie, compétitif, mais aussi le service « low-cost » d’Engie (ex GDF) Happ’e qui propose du courant moins cher. Lampiris, qui axe toute sa communication sur l’énergie propre, même chose pour Planète OUI, et son électricité verte. Autres alternatives : Alterna, Enercoop, Energem, et Proxelia. Certaines sociétés font aussi les deux, gaz et électricité. C’est le cas de Direct-Energie, Lampiris, Engie, et EDF.

Pour le gaz, les bas prix sont plutôt du côté d’ENI (pour les pros et les particuliers), de Direct-Energie et de L ampiris. Citons aussi Antargaz qui distribue son gaz en bouteilles ou en citernes.

Les entreprises locales, qui desservent certaines villes ont aussi leur mot à dire : c’est ainsi le cas de Gaz de Bordeaux, Electricité de Strasbourg et Gaz et Electricité de Grenoble. On parlera alors d’entreprises locales de distribution. Il y en a un peu plus d’une centaine en France.

Les nouveaux modes de chauffage : les tendances pour 2017

Comme pour les vêtements, il y a des modes. Certaines perdureront, d’autres seront éphémères. Ainsi, il est par exemple possible d’avoir de l’eau chaude grâce à sa VMC (Ventilation Mécanique Contrôlée). Pour se faire, il faut installer un deuxième chauffe eau grâce auquel il sera possible de gagner environ 200 euros par an sur sa facture énergétique.

De la même façon, il est possible de récupérer les calories qui sont dans l’air à l’aide d’une pompe à chaleur aérothermique (difficile à croire, et pourtant, il y en a partout qui flottent autour de nous), à l’intérieur de la maison comme dans le jardin. Pour toutes ces installations, il existe des dispositifs d’incitation fiscale.

Les dispositifs d’incitation fiscale

A chaque nouveau mode de chauffage ou presque son dispositif d’aide, notamment pour les pompes à chaleur qui favorisent le développement durable. Par contre, pour ceux qui pensent à une pompe aérothermique air-air, sachez qu’il n’y a plus de crédit d’impôt. Cette pompe n’est pas jugée comme assez performante pour en bénéficier. Par contre, le crédit d’impôt est toujours disponible pour les autres types de pompes : 30% de la facture.

Bon à savoir : pour en bénéficier, il suffira d’indiquer le montant de dépense dans la ligne prévue à cet effet dans la déclaration. Une personne qui est non imposable recevra un chèque à la place du crédit d’impôt.

La pompe air-eau

Les travaux doivent concerner la résidence principale et être effectués par une personne dont s’est le métier (un professionnel) qui doit lui même fournir le matériel. Celui-ci doit être aux normes fixées. Une facture précise doit être remise et sera demandée par les services fiscaux en cas de contrôle. Ce justificatif est donc à garder précieusement.

Attention : un plafond est fixé, et les 30% de crédit ne seront valables que dans cette limite là, de 16 000 € pour un couple et moitié moins pour une personne seule + une majoration de 400 € par enfant. De plus, la réduction est valable sur la matériel, mais pas sur la main d’oeuvre. Propriétaires et locataires sont concernés, même si ces derniers sont peu nombreux à s’engager dans ce type de dépense.

La pompe eau-eau

Elle est également appelée pompe à chaleur géothermique eau-eau. Contrairement à la précédente citée, les travaux de forage sont inclus dans le crédit d’impôt. Sinon, les autres conditions ainsi que le plafond sont les mêmes (pareil pour la pompe sol-eau). Si un logement a plus de 2 ans, l’aide est majorée de 10%.

Le plafond chauffant

On connaissait le sol chauffant qui faisait gonfler les mollets des plus sensibles, voici maintenant qu’apparait le plafond pour éviter ces désagréments ! Car il est possible de régler la température au degré près, et ceci dans chaque pièce. La technologie des objets connectés permet même de démarrer le processus à distance, ou de l’enclencher dès qu’on entre dans la pièce. Bienvenue dans le futur !

dépenser moins de chauffage

Et la chaleur qui descend du ciel, c’est doux et apaisant. Le cocooning a encore de beaux jours devant lui. C’est un nouveau mode de chauffage qui permet de faire des économies et de s’éviter de gros travaux très couteux (il est même possible de faire la pose soit même si on est un peu bricoleur), ou la corvée du « je vais couper du bois chérie » tous les dimanches même en hiver (mais cela ne vous empêchera pas de devoir tondre la pelouse l’été…).

Prix d’un plafond chauffant

Il sont à la mode les plafonds chauffants. C’est moderne, facile à mettre en place et le prix dépendra des mètres carrés de son logement (environ 80 euros par m2). Il est donc difficile d’établir un coût moyen. Ce que l’on sait en revanche, c’est que les personnes qui en installent dépensent en moyenne 7000 euros. Souvent, on décide d’en installer un quand il n’est pas possible pour des raisons techniques de le faire au sol.

Notre conseil est tout de même d’avoir une belle hauteur sous plafond avant de se lancer dans ce genre d’installation, pour plus de confort. Parmi les avantages, citons une chaleur homogène dans toutes les pièces et un gain de place, l’installation ne prenant que 10 cm de large. AU niveau prix, un plafond est un peu plus cher qu’un sol.

Chauffer un appartement : combien ça coute ?

Plus le logement est ancien, et donc plus vraiment aux normes, plus la rénovation énergétique est nécessaire. Faire des économies de chauffage, et retrouver le confort d’un nid douillet est à ce prix, surtout pour les logements qui datent d’avant 75. Les matériaux de l’époque avaient des propriétés isolantes bien moins efficaces que ceux d’aujourd’hui. La consommation d’énergie est donc très importante, et les nouvelles normes permettent de faire + de 30% d’économies.

chauffer son appartement

Pour chauffer un appartement confortablement et convenablement, il faut compter en moyenne 100 euros par mois. Mais là encore, tout est une question de classe énergétique et de surface. Quant à l’énergie qui sert à chauffer le logement (appartement ou maison), il faut savoir que le gaz, comme l’électricité, sont très chères.

Mais le vainqueur toute catégorie reste le fioul, qui vide les porte-monnaies à toute vitesse, même si l’essence a baissé dernièrement. Avec de tels tarifs, on comprend pourquoi certaines personnes hésitent à chauffer. Il faut en tout cas revoir son comportement. 19°, ça doit suffire dans une pièce.

Individualiser sa facture

Le chauffage collectif a cet avantage de répartir les dépenses entre les locataires. Sauf qu’en cas de voisins gros amateurs de chaleur, les charges gonflent comme les pieds en été.  Pour les diminuer, il faut passer en facture individuelle, ce que font presque toutes les co-propriétés maintenant, car c’est toujours frustrant de payer plus que ce qu’on a réellement consommé.

La loi impose même cette individualisation dans tous les immeubles construits après 2001. Cela suppose donc de changer les compteurs, et de passer du collectif à l’individuel.

Nous n’avons pas tous les mêmes habitudes quand il s’agit de se chauffer. Et pour celui qui dépensait a tout vas en comptant sur l’effort collectif, le fait de recevoir sa propre facture devrait lui faire baisser le thermostat. Quelques travaux sont donc à prévoir.

Chauffer son garage : la bonne idée ?

En principe, on n’y passe pas ses soirées. Mais le garage peut être utilisé comme une pièce d’appoint, permettant de bricoler ou de laisser libre cours à son génie créatif. Bref : le temple de la voiture peut devenir une pièce de vie. Reste que les garages sont souvent mal isolés.

Quand au chauffage central, il ne passe pas par là. Alors comment le chauffer sans y laisser toutes ses économies ? Car il serait dommage de devoir s’en passer la moitié de l’année pour des questions de température ou d’humidité.

Comment trouver le bon chauffage d’appoint ?

A chacun sa méthode : bain d’huile, poêle… Il y en a pour tous les goûts, à condition qu’il soit mobile et pas trop compliqué à installer.

Le bain d’huile est le plus simple. Il chauffe vite et bien, et une fois lancé, il grimpe vite en température. Pas cher à l’achat, il est aussi raisonnable en consommation électrique. Mais le plus économique, c’est le poêle, à la consommation en tout cas (mais pas à l’achat). A conseiller pour les grands garages.

A cause des odeurs, il faut quand même que la pièce soit suffisamment ventilée. Autre solution : le générateur d’air chaud. Intéressants pour les grandes surfaces. Fonctionnent au fioul, au gaz butane ou à l’électricité.

Faire des économies, oui. Mais être bien chauffé, c’est mieux ! Il faut donc trouver le chauffage qui convient en fonction du type d’habitation, et trouver le bon compromis pour trouver un confort qui ne soit pas ruineux. Certains y arrivent, pourquoi pas vous ?

Faire des économies c’est bien, mais avoir chaud c’est encore mieux. Ne perdez pas de vu que vous allez habiter dans votre maison pendant plusieurs années, et que si elle n’est pas confortable, vous aurez envie de la fuir ou de vous faire inviter chez des copains tous les soirs pour avoir plus chaud !