Crédit sans justificatif de revenu: les offres revolving sont maintenant très encadrées


L’époque où il était possible d’emprunter de l’argent sans conditions ou de faire un prêt sans CDI, ou presque, est révolue, n’en déplaise à celui qui cherche à trouver un prêt sans justificatif de ressources. La loi encadre maintenant d’une façon plus soutenue ces pratiques, pour éviter aux plus pauvres de se retrouver encore plus endettés qu’ils ne le sont déjà. Il faut dire que le crédit revolving sans justificatif de salaire a fait pleurer dans les chaumières. S’il n’était pas difficile à obtenir, le rembourser complètement était une autre histoire, bien moins drôle. Les taux pratiqués, mais aussi les conditions n’allaient pas vraiment dans le sens du consommateur. En matière de prêt personnel, les choses vont mieux, et en tout cas, l’emprunteur ne pourra plus dire qu’il ne savait pas.

La loi Hamon protège mieux les consommateurs du surendettement


Le temps où on pouvait obtenir une réserve d’argent ou un prêt personnel rapidement et facilement (sans fiche de paie ou justificatifs de revenus) est terminé, grâce en partie à un ministre qui n’a pas fait de vieux os au gouvernement : Benoît Hamon. Celui-ci a du faire face à une augmentation sans précédent des dossiers de surendettement.

Il faut dire que les prêts à la consommation étaient à la mode, et c’était de l’argent facile pour céder à une impulsion, ou pour un besoin urgent de financement si il fallait changer de véhicule rapidement par exemple. Les petites sommes en jeu faisaient qu’il était possible d’emprunter sans bulletin de salaire. Le crédit renouvelable sans justificatif était devenu une façon de boucler son mois.

Sauf que quand on gagne le SMIC, ou un peu moins un peu plus, ce type de prêt n’est pas vraiment à recommander si on ne le rembourse pas rapidement, car les intérêts s’additionnent, et à la fin de l’année, cela représente une sacrée somme.


Les contrats en cours également concernés

La protection du consommateur est vite entrée en vigueur, notamment pour les contrats existants, et ce afin d’éviter quelques dossiers de surendettement de plus. La mise « en service immédiate » prend notamment en compte les mesures visant à suspendre rapidement une ligne de crédit non utilisée depuis un certain temps, 1 an au lieu de 2 ans auparavant.

Oublié donc la tacite reconduction qui prédominait jusqu’à maintenant et qui permettaient à certains de ne jamais sortir de cette spirale là.

Une meilleure information pour l’emprunteur

C’est la base ! La personne qui se lance dans un revolving (à ne pas confondre avec un prêt d’urgence) doit savoir à quoi elle s’attend au moment où elle signe pour son prêt personnel. Les crédits à la consommation sont loin d’être anodins pour le portefeuille.

Les intérêts, quand on les additionne, font frémir. C’est la raison pour laquelle la loi sur ce type de pratique est allée loin dans la protection, obligeant les organismes financiers à proposer à leur client une alternative crédible au crédit renouvelable, et ce à partir de 1000 euros. Nul doute qu’ils ont du grincer des dents, les profits n’étant plus les mêmes !

Car la loi Hamon, n’en déplaise aux râleurs a changé beaucoup de choses, en particulier sur la clarté des informations transmises à l’emprunteur, quand à ses possibilités de remboursement et au coût réel du TAEG. Vous savez, c’est ce montant pas agréable qui était inscrit en tout petit tout petit au bas des contrats.



Le crédit amortissable au secours des emprunteurs


La nuance avec un revolving est de taille. Sur le taux, bien entendu, mais aussi sur les modalités, notamment d’annulation. 14 jours contre 0. De match, il n’y a pas. Le comparatif, rendu obligatoire depuis peu, et ce par décret, va permettre, nous l’espérons, d’ouvrir les yeux embués d’envie de consommer à outrance et sans réfléchir. Un tableau vient même d’être mis en place, pour enfoncer là où ça fait mal.

C’est un document officiel, qui comparera les deux offres, celle qui est amortissable et l’autre qui ne l’est pas (revolving). Pour le client, c’est l’assurance d’une lisibilité renforcée, puisque les deux possibilités seront mises en parallèle, avec le TAEG et la mensualité à rembourser chaque mois. Une synthèse sera aussi clairement indiquée. Ainsi le montant total dû ne sera plus une surprise pour personne, à moins de faire du mauvais esprit.

credit amortissable

Avec les deux hypothèses en main, à chacun de choisir la formule qui lui convient le mieux en fonction de sa situation personnelle.

L’effet positif de ces nouvelles mesures


Le crédit revolving est beaucoup moins responsable du surendettement qu’auparavant ! En voilà une bonne nouvelle pour les paniers percés. Et cela a commencé il y a un petit moment déjà, avec la loi Lagarde. Car rendons à César ce qui lui appartient : c’est quand même elle qui avait lancé les hostilités vis à vis du revolving, la loi Hamon venant en compléter les imperfections.

Car en la matière, c’est l’encadrement strict qui a fait la différence. Il faut dire que le secteur en avait bien besoin, les abus étant monnaie courante en la matière, surtout pour les petits budgets qui ne mesuraient pas les risques encourus.

La baisse des crédits renouvelables

C’est donc un fait avéré, et seuls les géants du secteur résistent à cette nouvelle conjoncture. On emprunte donc plus n’importe comment et pour n’importe quoi, ce qui évite les dossiers de surendettement qui s’accumulaient sur le bureau des association. Toutefois, ne crions pas victoire tout de suite. Même s’ils sont moins nombreux, ils existent toujours et certains se mordent encore les doigts de s’être laissé allé à une consommation effrénée.

Parmi les conséquences, on assiste aussi à une baisse de l’enveloppe. Ainsi, les gens empruntent moins d’argent via ce système là. Il faut dire que les taux pour des emprunts « plus classiques » ont vraiment baissé ces dernières années.

Les français font attention

Un client mieux informé, c’est la garantie qu’il fasse moins de bêtises. Il faut dire que cela fait un moment que les crédits renouvelables n’ont plus bonne presse. Et la législation qui se durcie constamment renforce ce phénomène. Sont impacté les signatures de nouveaux contrats, bien évidemment, mais aussi les résiliations de ceux qui existaient déjà, en hausse, et qui plombaient le budget de certains ménages.

Il faut dire que les montants autorisés étant de plus en plus bas, le désintéressement d’une frange de la population est palpable. En cause : les risques de surendettement. Les multiples reportages télé et autres articles de presse qui lui sont consacrés ont apporté une prise de conscience générale.

La rétractation : une « arme » supplémentaire


IMPORTANT : il est possible de se rétracter sous certaines conditions. C’est un droit pour un emprunteur a qui on laisse du temps pour s’apercevoir (ou non) d’avoir fait une bêtise. Cette possibilité de revenir en arrière est un vrai plus, et le contrat s’applique réellement seulement quand cette période est dépassée. Sachez que vous avez 14 jours pour changer d’avis, 2 semaines vous permettra ainsi de prendre le recul nécessaire.

Le délai commence à courir à partir du jour de la signature. La marche à suivre est simple : il y a un formulaire qui est joint au contrat, il suffit de le renvoyer à l’organisme de crédit. N’oubliez pas de le faire en AR pour éviter toute contestation juridique éventuelle et apporter la preuve que vous avez bien respecté les délais. Sinon, il y a aussi des lettres types que l’on trouve facilement sur le net et qui permettent de se désengager.

se rétracter crédit

Si malgré tout, vous êtes toujours tenté par un revolving, ce qui est votre droit, sachez que la loi fait tout pour vous éviter de vous faire piéger. Un crédit souscrit en connaissance de cause vaut mieux qu’un prêt fait à la va vite. Sachez qu’il existe aussi d’autres solutions pour un emprunt de dépannage.